Pourquoi manger de saison ?
Alors que les étals de supermarché proposent des fraises à Noël et des tomates en janvier, on peut se demander si suivre le rythme des saisons a encore un sens. La réponse est claire : plus que jamais.
Manger des fruits et légumes de saison, c’est bien plus qu’une tendance. C’est une façon simple, concrète et bénéfique de renouer avec notre santé… et notre bon sens.
Voici en un coup d’œil les principaux avantages :

Le goût avant tout : redécouvrir les vrais produits
Une tomate « cultivée » sous serre, cueillie verte à des milliers de kilomètres, n’a ni la texture, ni la saveur d’une tomate de saison cueillie à maturité. Même chose pour les fraises, les abricots, ou les haricots verts : les produits de saison ont tout simplement meilleur goût.
Pourquoi ?
Parce qu’ils sont récoltés au bon moment, sans être forcés ni transportés sur de longues distances. Le goût est plus riche, plus équilibré, plus intense. Et c’est aussi une manière de retrouver le plaisir de manger des aliments frais et authentiques, riches en arômes naturels. Non contaminés par des emballages plastiques nécessaires à leur transport.
Pour notre santé : le corps vit au rythme des saisons
L’alimentation de saison, c’est aussi une alimentation plus adaptée à nos besoins physiologiques. En hiver, notre corps réclame des plats réchauffants, riches en fibres, en minéraux, et en vitamine C. L’été, il a besoin de fraîcheur, d’hydratation et de légèreté.
La nature fait bien les choses :
– En hiver : légumes racines (panais, carottes, navets), choux, pommes.
– En été : tomates, courgettes, fruits juteux et désaltérants.
Et attention aux faux réflexes : consommer des fruits exotiques en hiver (comme les oranges ou mangues) peut perturber le métabolisme naturel, comme le rappelle Benoît Nave, micronutritionniste. Mieux vaut miser sur les légumes locaux riches en vitamines : choux, brocolis, pommes, etc.
Pour la planète : consommer responsable, c’est consommer de saison
Manger local et de saison, c’est un geste écologique puissant. Pourquoi ? Parce que produire des légumes hors saison demande une énergie folle :
– Serres chauffées artificiellement
– Transport par avion ou bateau
– Stockage frigorifique
En revanche, manger ce qui pousse naturellement à proximité réduit l’empreinte carbone de notre alimentation. Moins de CO₂, moins de gaspillage, et souvent moins de pesticides, car les cultures suivent le rythme naturel du sol.
Soutenir les circuits courts, c’est aussi soutenir une agriculture plus durable. Plus saine.
Pour faire des économies : la saisonnalité, c’est aussi le bon sens
Quand un légume ou un fruit est en pleine saison, il est plus abondant, donc moins cher. À l’inverse, hors saison, les prix s’envolent à cause des coûts de production et de transport.
Résultat : un panier de saison est plus économique et plus respectueux du travail des producteurs locaux.
C’est aussi un levier concret pour mieux manger sans exploser son budget : adieu les tomates à xx € le kilo en plein hiver.
Pour varier les plaisirs : chaque saison a ses trésors
Manger de saison, ce n’est pas se priver, c’est explorer. Chaque mois apporte son lot de nouvelles saveurs à cuisiner :
– En hiver : potimarron, panais, soupe maison, gratins
– Au printemps : petits pois, asperges, radis
– En été : salades croquantes, tomates juteuses, fruits rouges
– À l’automne : champignons, châtaignes, courges
La cuisine saisonnière est plus créative, plus vivante. On sort de la routine, on apprend à cuisiner autrement, on découvre de nouveaux produits oubliés ou méconnus.
Et si vous ne savez pas quels fruits ou légumes consommer selon la saison, voici deux illustrations pratiques qui vous montrent ceux à privilégier tout au long de l’année. Parfait pour faire vos courses en conscience, au rythme de la nature.



L’astuce en plus
Il vous reste quelques fruits et légumes au frigo, mais vous êtes en panne d’inspiration ? On vous recommande le blog de Cléa Cuisine, qui partage des idées simples, pratiques et surtout des idées de recettes par fruit et par légume.

L’auteur de cet article
Benoît Nave, Micro-nutritionniste, diplôme Micronutrition Alimentation Prévention Santé à la faculté de médecine Paris-Descartes (2019).


